Bilan psy


 OBJECTIFS ET FINALITÉ DU BILAN 

Le Test de QI pour les enfants venant d’être réactualisé, ancien WISC4 maintenant WISC5  pour les enfants/ado n’est pour l’instant plus en ma possession. Un bilan clinique est néanmoins possible.

Un bilan psychologique pour enfant et/ou adolescent est aujourd’hui souvent demandé pour des raisons très diverses.

Concernant l’enfant, la demande émanera principalement des parents qui s’interrogeront sur :

–    Une possible hyperactivité de leur enfant
–    Un problème de concentration et d’attention
–    Des problèmes de comportements (agitation, agressivité, inhibition, ennui, isolement, retrait social, mal être…)
–    Des problèmes communicationnels
–    Des difficultés scolaires et/ou relationnelles (parents, groupe de pairs, professeur..)
–     Une anxiété et un stress d’origines variées (angoisse de séparation, anxiété de performance…)
–    Un ou plusieurs troubles des apprentissages (dyslexie, dysorthographie…)
–    Une interrogation sur une éventuelle précocité ou un déficit intellectuel
–    L’existence d’un mal être se manifestant par divers symptômes (tics, énurésie, encoprésie, troubles du sommeil…)

Concernant l’adolescent, la demande pourra émaner soit des parents soit de l’adolescent lui même. Les troubles et/ou les difficultés peuvent être les mêmes que celles énoncées pour les enfants. En outre, d’autres peuvent s’y rajouter comme des problèmes majeures et plus spécifiques à l’âge concerné comme :

–    Des problèmes plus existentiels (image et estime de soi, confiance en soi..)
–    Un rejet de tout ce qui à trait à l’autorité (parents, école, professeurs..)
–    Des conduites à risques (fugues, vols, violences et agressivité…)
–    Des conduites addictives (alcool, drogues et jeux vidéo…)
–    Un désinvestissement de la scolarité

En outre, il arrive fréquemment qu’un adolescent éprouve le besoin de faire le point sur lui même, de connaître les atouts dont il dispose pour savoir quelle suite donner à son orientation scolaire, soit parce qu’étant inquiet et ayant le besoin d’être rassuré sur ses aptitudes intellectuelles au vu de ses résultats scolaires qui le font douter de son avenir, soit pour mieux se connaître sur le plan personnel (dimension affective et trait de personnalité).

L’objectif et la finalité du bilan psychologique seront d’appréhender la personne dans sa globalité (sphère affective émotionnelle, sphère cognitive et intellectuelle), d’apporter des explications sur le fonctionnement d’un enfant ou d’un adolescent, de poser un diagnostic le plus précis possible en vue d’apprécier l’aide qu’il pourra lui être apporté pour son propre épanouissement personnel.

Les parents étant parfois trop impliqués et ne trouvant pas toujours de réponses aux questions et aux difficultés que peuvent leur poser leurs enfants en situation de mal être, le travail psychologique entrepris par le patricien psychologue au delà du compte rendu et/ou de la réussite ou l’échec à une épreuve donnée sera de donner du sens aux difficultés rencontrés en dialoguant avec les différents protagonistes, de mieux comprendre ce qui se passe, afin de tenter d’y remédier au delà des résistances de chacun.

•    LES DIFFERENTES ETAPES DU BILAN

Un bilan psychologique, véritable travail psychodynamique est composé de plusieurs phases prédéfinies permettant de recueillir tout un ensemble de données et d’informations utiles au diagnostic dans des domaines aussi variés et complémentaires que les sphères affectives, émotionnelles, cognitives et intellectuelles d’un sujet donné.

Le bilan est en outre constitué de phases d’entretien, d’observation  du comportement de l’enfant et/ou de l’adolescent concerné au travers de la « clinique armée (les tests psychologiques) » qui permettront d’affiner le diagnostic et d’interpréter les résultats.

En outre, il permet souvent aussi d’établir un premier contact avec l’enfant en souffrance et peut être en ce sens considéré comme un support relationnel de premier niveau (établir le contact).

Le bilan psychologique se décompose en plusieurs phases :

1.    L’entretien préliminaire ou le « premier rendez vous »

2.    La passation de tests spécifiques 

3.    Le dépouillement, l’analyse et l’interprétation des résultats

4.    L’entretien de restitution

Phase 1. L’entretien préliminaire ou le « premier rendez vous »

L’entretien préliminaire ou phase dite « du premier rendez vous » est un entretien approfondi d’environ une heure qui se donne pour objectif de mieux saisir la demande (émanant souvent des parents) à l’origine de la démarche entreprise.

Ainsi, il est vivement recommandé que l’enfant puisse être accompagné d’au moins un de ses parents (les deux dans le meilleurs des cas).

Au cours de cette phase le psychologue cherchera à déterminer avec les personnes concernées la nature précise de la demande (motivation), l’anamnèse de l’enfant.

Il reprendra avec les parents l’histoire de l’enfant (phase  d’enquête), afin de pouvoir rechercher dans un premier temps ce qui pourrait être à l’origine de son état de souffrance actuel et pesant de manière significative sur son développement affectif, moteur, cognitif et/ou intellectuel.

En agissant de la sorte, le psychologue élargi donc le champ du bilan psychologique en ne le réduisant pas à un simple calcul de scores, de notes, mais bien en resituant ce bilan dans un contexte plus large englobant l’histoire personnelle de l’enfant (ou l’adolescent), et les différents environnements pouvant être source de difficultés chez lui (scolaire, familial…).

Phase 2. La passation de tests spécifiques

Quelque soit la nature de sa demande (parents, école, médecin…), le bilan psychologique correspond à une évaluation du fonctionnement psychologique de l’enfant touchant à la fois sa sphère intellectuelle, qu’affective, ce à un moment relativement précis de son développement.

Ainsi, le bilan psychologique se décompose en deux parties bien distinctes mais complémentaires que sont :

1.    Les épreuves cognitivo-intellectuelles dont l’objectif sera d’appréhender le fonctionnement de l’intelligence du sujet concerné

Le niveau ainsi que le fonctionnement intellectuel d’une personne peuvent se mesurer grâce à la passation de plusieurs tests à disposition du psychologue, qui ne mesurent d’ailleurs pas la même chose (âge mental, indice d’efficience cognitive,…).

Sans entrer dans le détail, j’ai choisi d’utiliser le test d’intelligence standard les plus largement reconnu qu’est le test du Quotient intellectuel (QI) selon la prise en compte des normes des échelles de Wechsler (WISC IV,…) se basant sur le classement de la performance d’un sujet par rapport à son groupe d’âge.

Les échelles de Wechsler proposent toute une série d’épreuves (verbales, performances..) à difficulté croissante s’intéressant aux différentes aptitudes intellectuelles générales et fondamentales (suite logique, raisonnement, analogie, vocabulaire, compréhension….) qu’un sujet est censé posséder.

En outre, un QI « élevé » bien qu’étant révélateur de facilités intellectuelles, favorisant souvent la réussite à l’école peut aussi être obtenue par un enfant ayant des difficultés scolaires. C’est la raison pour laquelle un examen par la passation de tests de personnalité s’avère utile afin de comprendre les raisons qui sous tendent un tel décalage.

2.    Les épreuves projectives et/ou tests de personnalité qui s’intéresseront davantage à la sphère affective de l’enfant.

Que ce soit les épreuves projectives (TAT, RORCHACH, PATTE NOIRE ou CAT pour les enfants)  ce type d’épreuves va permettre de véritablement comprendre la sphère affectivo – relationnelle d’un enfant donné afin de mieux comprendre pourquoi et comment ce dernier est en situation de mal être, quelles sont les zones de conflits et qui posent problème à son développement et son épanouissement.

L’intérêt d’un tel découpage est qu’un enfant ressentant un mal être à un moment donné de sa vie peut rencontrer en fait des difficultés au niveau de ses émotions, de ses affects ce qui peut avoir des répercussions sur son développement intellectuel.

En outre, de réelles difficultés intellectuelles en dehors de tout problème affectif peut engendrer à terme des perturbations au niveau des affects.

La passation de tests psychologiques dans les deux domaines concernés (sphère intellectuelle et affective) permettra donc de considérer les difficultés de l’enfant dans sa globalité.

Phase 3 . Le dépouillement, l’analyse et l’interprétation des résultats

Une fois la batterie de tests psychologiques passée (compter 60 à 90 minutes pour les épreuves intellectuelles ainsi que les épreuves de personnalité), le psychologue dépouille et analyse  les résultats aux différents tests afin de pouvoir apporter, selon son interprétation, un diagnostic pertinent.

Le diagnostic est une étape importante du bilan puisqu’au travers de ce dernier le patricien psychologue apportera un éclairage et donnera du sens aux difficultés de l’enfant. Il pourra émettre aussi un avis dans le cas plus spécifique d’un passage anticipé en classe supérieure et/ou en présence d’une précocité intellectuelle.

De manière générale, comme indiqué précédemment le diagnostic doit davantage être considéré comme un moyen permettant de comprendre le « pourquoi » du mal être de l’enfant, les pistes de réflexions et les éclairages apportés en fin de bilan constituent une ouverture vers des solutions possibles et réalistes à mettre en œuvre.

C’est la raison pour laquelle, il est souvent recommandé afin de dépasser le diagnostic, de revoir l’enfant et/ou les parents, en fonction des problématiques constatées dans le cadre plus général de consultations ultérieures.

Phase 4. L’entretien de restitution

L’entretien de restitution correspond à ce que l’on appelle communément le compte rendu oral.

Cette étape « clé », se faisant avec l’enfant et les parents, comme précédemment indiqué est le moment où le psychologue donnera du sens au bilan psychologique en reprenant l’ensemble des données recueillies concernant l’enfant (observation de l’enfant en entretien, résultats chiffrés au test du QI et analyse des épreuves projectives).

L’objectif du compte rendu oral est bien de s’ouvrir à un dialogue avec les parents et l’enfant (ou l’adolescent) dans le but d’instaurer un véritable espace de communication où les problématiques tenteront d’être dépasser. Il ne s’agit aucunement de poser un constat négatif ayant souvent pour conséquence fâcheuse de figer la situation et d’enfermer l’enfant dans ses propres difficultés.

En outre, chaque entretien de restitution est accompagné en plus d’un compte rendu écrit disponible pour les parents et remis à ces derniers.